Chapitre I : La jeunesse

Chapitre II : Londres

Chapitre III : L'homme public

Chapitre IV : La fin et le souvenir


Annexes diverses

Sources







Dernière mise à jour le 08/07/2014

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Pierre Bourdan

Chapitre III : L'homme public

Il est élu député de la Creuse à la première assemblée constituante en octobre 1945 sur la liste U.D.S.R, née de la volonté d’anciens résistants. Après le rejet par référendum de la première constitution, il est élu à la seconde assemblée constituante en juin 1946, mais à Paris cette fois et toujours sous la même étiquette. Après le succès du référendum, il est enfin élu député de la Seine à la première Assemblée Nationale de la IVème République en novembre 1946.
Divorcé de sa première épouse en mars 1946, il se remarie en décembre avec Jeanne Rampillon, pensionnaire de la Comédie Française sous le nom d’Hélène Vercors.
En janvier 1947, il devient ministre du premier gouvernement de la IVème République dirigé par Paul Ramadier.
Il détient le portefeuille inédit de la Jeunesse, des Lettres et des Arts chargé de l’Information. François Mitterrand occupe pour sa part le poste de ministre des Anciens Combattants et des Prisonniers de Guerre.
Ce gouvernement tombe le 19 novembre 1947. Pendant les 10 mois de son ministère, Pierre Bourdan accomplit une œuvre considérable, dont les traces sont encore visibles aujourd’hui. Sa première réforme concerne la presse.
Il fait voter la suppression de l’autorisation préalable de paraître pour les journaux, ce qui a pour effet immédiat de rétablir la liberté de la presse qui dispose désormais d’un nouveau statut.
Il aide, s’appuyant sur l’Agence Française Indépendante qu’il a créée à Londres et dont il s’est éloigné en 1944, à la naissance de l’Agence France Presse pour donner à la France une agence de presse digne de son rang. Il instaure l’Aide à la première pièce pour aider au renouveau du théâtre français. Le premier récipiendaire sera Emmanuel Roblès pour Montserrat.
C’est sous son ministère que naissent ou se développent, grâce aux subventions qu’il parvint à leur faire octroyer, la « Semaine des arts » qui deviendra le festival de théâtre à Avignon et le Festival du film à Cannes . Contre l’avis général il accorde au film Le Diable au corps de Claude Autant Lara son visa d exploitation tout public.
Il relance la vie sportive en subventionnant la construction de stades et de piscines. Il développe les œuvres sociales pour venir en aide aux enfants en subventionnant notamment les colonies de vacances. Il inaugure le 1er Jamboree de l’après guerre.
Il ne fait pas partie du 2ème gouvernement Ramadier qui tombera après 28 jours, et il retrouve son siège de Député en novembre 1947, la Jeunesse, les Lettres et les Arts retrouvant le giron du ministère de L’Education Nationale.
Sans cesser de participer aux débats législatifs (il critique vivement les accords de Londres à qui il reproche de ne pas profiter de la situation pour poser les bases de l’union européenne), il reprend alors une activité éditoriale au sein de différents journaux et revues.
Et notamment au Figaro où il assure l’intérim de François Mauriac pour l’Editorial et dans lequel, à l’occasion de leur décès, il rendra de vibrants hommages au général Leclerc en novembre 1947 puis à Georges Bernanos, le 12 juillet 1948, la veille de sa propre mort.